Les dernières parutions des maisons d'édition du groupe
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26/12/2006
Le photoreporter Olivier Jobard a suivi, pas à pas, le périple de Kingsley, un Camerounais de 22 ans, de son pays vers le Maroc, puis sa traversée dansgereuse et clandestine vers l'Espagne, pour enfin gagner la France. Les mots du migrant, mis en forme par Florence Saugues, accompagnent ce carnet de voyage atypique, à la fois dramatique et émouvant, alors qu'un autre combat attend Kingsley, "devenir un être humain comme les autres avec une vie normale". Un regard concret et retenu sur l'immigration.

21/12/2006
21/12/2006
Cet ouvrage donne tout son sens au terme "beau livre". L'oeil de Richard Aujard s'est glissé dans les recoins des salles d'entraînement pour capter l'âme impénétrable des grands boxeurs. Réalisé par l'un des plus grands spécialistes du noir et blanc "Champions" n'est pas qu'un livre de sport, c'est un livre d'art.
21/12/2006
"Le néant parti, reste le château de la pureté". Placé sous la protection de l'homme de Vulaines-sur-Seine, Stéphane Mallarmé, revoici le jeune Rimbaud, face à l'éternité des Ardennes, âme errante autour de Roche, la ferme familiale disparue, explosée par les Allemands en 1918. Jacqueline Salmon photographie "la campagne enlisée", peupliers minces et ciels gris, mares et voies de chemin de fer menant à Isabelle, herbes en folie. De son côté Jean Christophe Bailly, l'auteur de "l'Apostrophe muette", se confronte à ses lieux avec la modestie d'un Julien Gracq, se pliant à ce drame invisible, l'imagination en action : "Quelqu'un, presque un enfant encore, là-bas, derrière une lampe , et peut être qu'il lit ou écrit (...), il fait tomber des pierres dans son silence, il est à lui même son propre puits, il se déchire tout entier, il n'est plus là, il ne reste, impénétrablement que sa mémoire". Mise en page délicate d'Eric Cez.
21/12/2006
Livre et Expo - Paysages Rimbaldiens - "Il suffit pourtant de ce très frêle savoir - ce "c'est là" qu'on ne peut que répéter dans un étonnement déçu - pour que le lieu se mette à vibrer (...)." Telle est la conviction de Jean Christophe Bailly, qui accompagne de ses textes les images en noir et blanc de Jacqueline Salmon. Tous deux ont arpentés les sentiers des Ardennes autour de la ferme familiale d'Arthur Rimbaud, ou le poète revint le temps d'écrire "Une saison en enfer". Des paysages dépouillés desquels émergent des traces romantiques et poétiques.

21/12/2006
L'habit fait le moine, plus que jamais. Pour preuve cet ouvrage de photographies signé Maurice Renoma, dans lequel le couturier parisien habille des ses mythiques blazers ou déshabille du regard des modèles aux têtes d'animaux. D'emblée, la girafe s'affiche élégante, le zèbre, dandy, la biche, pudique... Tout un bestiaire surréaliste qui nous ressemble plus qu'il n'en a l'air.

21/12/2006
Garde suisse de l'érotisme

21/12/2006
Né en Provence sous Louis XV, Fragonard s'est éteint à Paris en 1806, à 74 ans. (...) Ses tableaux se caractérisent par une palette vive ainsi que par une touche libre et rapide. (...) Peintre discret, indifférent aux honneurs, foncièrement indépendant, Fragonard aura édifié une oeuvre qui compte parmi les plus variées et les plus inventives de l'histoire de l'art.

21/12/2006
LIVRES D'ART - SPÉCIAL NOËL

20/12/2006
L'ensemble, sans exception notable, de la presse proche du Rail (magazines en kiosque, revues sur abonnement ou simples bulletins associatifs) a salué la réédition du roman d'Étienne Cattin. Tous ont salué, et nous les en remercions, la pertinence et qualité de cette réédition.
L'Arganier tire son chapeau à Jean-Roger Baudot (auteur des textes inédits complétant cette réédition) et Henri Girard (principal artisan du relais vers la presse spécialisée)

19/12/2006
[Petite Chronique des livres ce matin, avec… ben pas mal de choses, vous verrez. C’est vrai que je n’ai pas pu vous parler de tout ce qui est sorti entre octobre et novembre. Il y en a eu tant de « livres de rentrée » que c’était… improbable de pouvoir tout vous dire.]
Mords-moi l’Ovni, c’est un livre qui paraît, donc, aux Éditions l’Arganier, par Vincent Gielly.
Alors, le titre est étrange. Sur la couverture, il y a aussi Une enquête de DST-Fox… On se demande de quoi il s’agit, on se doute que c’est un polar, on se demande si c’est humoristique. En fait, c’est un livre qui est issu d’une série, avec un personnage qui s’appelle Renard, dit « Fox », héros récurrent de cette série, qui travaille à la Direction de la Sûreté du Territoire, dans une section qui s’occupe des « dossiers inclassables ». Là où ça se corse, c’est que ce personnage est inspiré d’un véritable officier de la DST qui occupe en effet ces fonctions. Et donc, c’est un polar effectivement, on pourrait dire que c’est le digne successeur de San Antonio… Enfin, bon… Il ne faut peut-être pas exagérer, mais on est bien dans cette veine-là, et plus si affinités.
« Ovni », qui est dans le titre, ne désigne pas ici, vous vous en doutez, la soucoupe volante bien connue, mais l’Ordre de la Vérité Néo-Imagoïque, une secte adoratrice de Belzébuth et dont le gourou se fait appeler Seth. Cela dit, il n’a pas choisi ce sigle par hasard car pour lui, et donc ses adeptes, il s’agit de préparer l’arrivée des Imagos. Les Imagos, ce sont des extraterrestres ayant jadis colonisé notre planète qu’ils peuplèrent par clonage. Ceux qui suivent auront compris qui vise le trait nouveau décoché par l’inénarrable Fox Renard, et on croisera au cours de cette épopée des Francs-Maçons, des Templiers, le Graal, des sbires du Vatican… et un petit sauvignon dont vous nous direz des nouvelles.
Les intrigues sont fouillées, qui rebondissent, avec des coups de théâtre incroyables, et elles sont d’autant plus captivantes que pour la plupart, elles sont inspirées de faits réels… Mais ça, c’est… autre chose.
Et c’est par sa langue que cette série, en fait, se démarque très largement. Entre celle d’un Rabelais des Batignolles et celle d’un Audiard sans filet, entre recherche argotique et burlesque, c’est bien sûr à Frédéric Dard que l’on songe.
Voilà donc un livre intéressant : Mords-moi l’Ovni de Vincent Gielly, un polar aux Éditions l’Arganier.
[Dans un style tout différent, c’est-à-dire de la littérature plutôt « blanche », un livre de Philippe Claudel…]
14/12/2006
« Il n'existe en Inde, vous dira-t-on, qu'une seule ville au sens où l'on entend ce mot en Occident : Bombay. »

14/12/2006
Sélection de cadeaux de Nöel
Le vagabond des étoiles
Jack London est l'auteur de nombreux livres, dont les inclassables et prodigieux Martin Eden et Contes des mers du Sud. Pour notre plus grand plaisir, sa femme fait ici le récit de sa vie. Une vision intime et forcément rare, mise en scène et en page grâce aux photos de Racioppi et aux illustrations de Baudoin.
01/12/2006
Le 1er décembre, José Artur recevait Rufus dans son émission Inoxydable, consacrée entre autres à Brigitte Fontaine. Il y fut question de leur débuts communs, mais aussi de Si Dieu meurt, je ne lui survivrai pas, le roman de Rufus chez L'Arganier, de Nouvelles de l'exil de Brigitte Fontaine chez Flammarion, ainsi que de son dernier album: Libido. Également autour des micros de José Artur, André Bernard , cofondateur de l'Association des amis de Sacha Guitry.
L'émission est téléchargeable sur le site de France Inter.

26/11/2006
(L'émission peut être "broadcastée" sur le site de France Culture)
Tewfik Hakem : Aujourd’hui le choix d’un premier roman, édité par l’Arganier, il s’agit de Migrateur, et on reçoit Marylinn Maurage, son auteur. Bonjour, Marylinn Maurage.
Marylinn Maurage : Bonjour.
TH : Alors, ce n’est pas un pseudo, hein ?
MM : Ce n’est pas un pseudo.
TH : Votre éditeur pensait aussi, au début, que c’était un pseudo. Mais pas du tout, non, non.
MM : Non, mes parents m’ont véritablement appelée comme ça.
TH : Parce qu’ils adoraient Marilyn ?
MM : Oui, je pense.
TH : Deux « N » à la fin…
MM : Deux « N », oui.
TH : Bon. Mais ce n’est pas très breton , tout ça ?
MM : Non, je le reconnais.
TH : Mais parlons de votre premier roman, Migrateur. Alors, comment le résumer ? C’est l’histoire d’un Russe qui décide de venir ici, en France, en clandestin. Pour une fois, quand on parle d’immigration, ce n’est pas celle du Sud vers le Nord, mais celle de… l’extrême Nord vers le Nord. Et il débarque, j’allais dire « le pauvre », en Bretagne (non, je m’amuse), mais il débarque bien en Bretagne ?
MM : Oui, il débarque en Bretagne.
TH : Pourquoi partir de cette idée ?
MM : Et après tout, pourquoi pas ? En fait, j’ai rencontré, lors de mes premières expériences professionnelles, un grand nombre de demandeurs d’asile, ou de titulaires du droit d’asile, qui avaient choisi la Bretagne. Donc ça me semblait tout à fait possible.
TH : Alors il faut dire que vous êtes, Marylinn Maurage, professeur de Lettres dans une école d’arts de Rennes…
MM : Oui.
TH : Et que ce premier roman… vous l’avez écrit pourquoi ?
MM : Pourquoi ? Pourquoi ce thème-là, précisément ?
TH : Oui.
MM : Chaque fois que j’ai rencontré des titulaires du droit d’asile, j’ai toujours été extrêmement touchée par leurs histoires et j’avais envie de les retranscrire… Enfin, de choisir un personnage russe et de tenter de retranscrire cette aventure. Car c’est toujours une aventure de débarquer en pays étranger, surtout quand on y arrive de manière non légitime.
TH : Vadim, le héros de votre roman, lui, quand il débarque en France, il n’a qu’une idée en tête : trouver une femme, épouser la femme, s’installer avec la femme pour avoir des papiers et pour se « caser ».
MM : Tout à fait. Ce qui me semble intéressant avec les personnages russes (et avec les Russes en règle générale) c’est que quand on les écoute, ce sont des gens qui disent, parlant de la Russie : « La Loi chez nous n’a pas de valeur ». Et ce personnage russe va arriver avec cette idée en tête, et calquer exactement le même regard, rapidement, sur la France. Quand il comprend qu’il n’a pas grand chose à attendre du côté de l’administration, des officiels, il va décider de trouver la solution la moins mauvaise possible. C’est-à-dire trouver une fille (comme il le dit, « même une moche ») et « se faire adopter ». Ça va être, en quelque sorte, son « programme de survie ».
TH : Son « programme de survie » va connaître quelques problèmes…
MM : Bien sûr, c’est là toute la perversité de l’auteur, sinon ce n’est pas drôle.
TH : Alors vous lui faites rencontrer, d’abord, une homosexuelle , avec laquelle il aura quand même une complicité, finalement.
MM : Bien sûr, et c’est cela qui me semblait intéressant, car évidemment elle ne le regarde pas comme un amant potentiel, et cependant elle va l’héberger, quand même.
TH : Et donc, comme quand vous posez la question « Le Slave est-il soluble dans Celte », cela fait partie du côté un peu rigolo du texte, mais il y a d’autres thèmes profonds qui, bien sûr, soutiennent le récit.
MM : Oui. Déjà, on peut se poser la question de savoir pourquoi elle l’héberge. On peut aussi remarquer la précarité du personnage, Vadim, mais il n’est pas le seul à être précaire. En fait, tout ceux qu’il va côtoyer sur sa route sont aussi des précaires. Vadim est en quelque sorte le révélateur, ou le catalyseur, de la précarité des autres.
TH : Et il parle… D’ailleurs, dans ce roman, il n’y a que des dialogues, pratiquement. Vous l’avez voulu très très parlant ?
MM : Oui je l’ai voulu très très parlant… Euh… Je l’ai voulu… Je l’ai voulu le plus proche possible … Oui, je voulais qu’on les entende, je voulais que l’on assiste aux scènes, qu’on soit avec eux, dans la complicité qui va s’établir entre ces trois personnages.
TH : Bien sûr, on va apprendre des choses inédites sur Vadim, au fur et à mesure du récit… mais ce qui reste au fond de ce roman, c’est plus une description d’un milieu, d’une Bretagne… une Bretagne qui, si ça se trouve, vous est familière. C’est un peu votre milieu que vous décrivez.
MM : Oui, c’est mon milieu, c’est…
TH : Profitant d’un regard étranger, pour porter un regard sur soi ?
MM : Tout à fait. J’aime bien ce point de vue-là : un étranger qui débarque chez nous, c’est le regard du naïf. Je trouvais que c’était un point de vue effectivement intéressant.
TH : Est-ce qu’on peut dévoiler l’intrigue du roman ? Ou faut-il laisser… Bon, laissons Vadim dans…
MM : Disons que l’intrigue, ou l’essentiel de l’intrigue, c’est ce « programme » qu’il va se donner : se faire héberger par une fille. Et ce sera cette fille-là, qu’il va rencontrer, et cette amitié, un peu… étrange, qui va se nouer entre eux deux, puis entre les trois principaux personnages. Après, il y a toute une série d’aventures qui tournent aussi autour du thème de la précarité : qu’est-ce qu’on fait quand on n’a pas d’argent ? Cela me semblait un thème fondamental. Et qu’est-ce qu’on est quand on n’est pas comme les autres ? Et comment ces trois personnages, dans un monde qui semble aléatoire, vont se retrouver pour essayer de constituer, ensemble, une espèce de cocon protecteur ?
TH : C’est pas mal d’avoir choisi, quand même, un Russe… Enfin un Géorgien qui vient de Moscou. Je trouve que c’est pas mal, pour parler des sans-papiers. J’ai l’impression que dès que les sans-papiers viennent des pays du sud, ça fait peur. On se dit qu’ils viennent à cause de la crise économique, qu’ils n’ont rien à manger là-bas, donc qu’ils seront de plus en plus nombreux à venir ici. Alors qu’avec un Russe, on a un certain recul : on a envie d’entendre ce qu’il vit, ce qu’il pense, comment il projette sa vie dans cette terre d’exil qu’est la France… ou la Bretagne.
MM : C’est vrai qu’avec un migrant qui vient du Sud, on ne voit que la dimension économique. C’est ce que disait Bernanos : « Le pas des mendiants fera trembler la terre » . On ne voit que ça, alors que quand on prend quelqu’un qui vient d’Europe de l’Est… Il y a une très jolie phrase de (g’Tanguy ? ) qui dit : « Émigrer, c’est voter avec ses pieds ». on mesure peut-être un peu mieux la charge de protestation (même la protestation est discrète, dans le livre) où on la France peut apparaît comme choix existentiel et refus d’une certaine politique russe.
TH : « L’immigration, au fond, ce n’est qu’un regard plus utilitaire sur le monde, c’est tout. » dites-vous…
MM : Oui, c’est une phrase du livre. Il y en a une autre aussi que j’aime bien et… qui serait … À un moment donné (les deux personnages se disputent, parce que leur vie ensemble n’est pas facile), Meil, mon personnage féminin, dit « L’immigration, ça fout le bordel ». et effectivement, pour elle, ça « fout le bordel » de prendre ce boulet avec elle. Et pourtant, quand même, la fin de l’histoire, c’est que ça en vaut la peine. Donc même si, au départ, c’est une charge, en fait c’est réellement une chance.
TH : Alors justement, puisqu’on en parle, est-ce que cela aurait marché s’il était venu du Sud, ou même d’un pays de l’Est plus pauvre, comme la Roumanie… ou l’Albanie ? Le fait d’avoir choisi un Russe (on a une certaine idée de ce qu’est la culture russe, de ce qu’est « l’âme slave »), est-ce aussi pour atténuer ce choc des deux mondes, ce choc entre celui qui vient, en clandestin, et celui qui le reçoit, qui l’héberge ?
MM : Comment dire cela ? Un personnage d’Europe de l’Est aurait peut-être pu fonctionner, mais un personnage russe me semblait plus radical. C’est cette radicalité qui m’intéressait. Et aussi à cause d’une réponse de Viktor Pelevine . À la question « Qu’est-ce que la Russie ? », il répondait : « C’est l’incendie d’un bordel pendant une inondation. » Une phrase assez forte : c’est un pays chaotique, c’est un pays baroque et, en introduisant un personnage russe, il y a une richesse de situations narratives qui devient possible.
TH : En tout cas, c’est un très bon roman, Migrateur, Marylinn Maurage. On va un peu parler de vous, pour savoir comment est né dans votre tête cette envie d’écrire, et d’écrire sur ce thème. Alors, vous êtes, on l’a dit, professeur de Lettres dans une école d’arts de Rennes. Vous êtes née à Lorient d’une Bretonne et d’un « gars de la Royale ». Vous avez grandi chez un grand-père paysan sur la presqu’île de Crozon et vous êtes, très officiellement… éleveuse de moutons . Et pas n’importe quel mouton !
MM : Tout à fait. Les moutons d’Ouessant. Une race qui était, il y a quelques années, en voie de disparition et qui a été sauvée parce qu’un certain nombre d’éleveurs, amateurs comme moi, qui se sont réunis et qui ont fini par sauver la race.
TH : Donc, Bretonne ?
MM : Oui, Bretonne.
TH : C’est quoi la différence, exactement ?
MM : C’est… ben…
TH : Non, parce que les personnages sont très chaleureux dans votre roman…
MM : Oui, les personnages sont très chaleureux…
TH : Ils sont très chaleureux, ils sont aussi touchés par la crise…
MM : Oui .
TH : Est-ce que ce n’est pas un portrait de la Bretagne d’aujourd’hui que vous dressez à travers cette histoire de Russe qui débarque de manière clandestine dans cette contrée qui… Enfin, lui, il croit que c’est la France, mais en fait c’est la Bretagne, avant d’être la France…
MM : Y a-t-il une certaine précarité en Bretagne ? Non, je dirais « Pas plus qu’ailleurs ». Par contre, ce qu’il y a de sûr, c’est que c’est un pays tourné vers la mer. C’est un pays qui a l’habitude de la gestion de « l’autre ». Contrairement aux idées reçues, c’est un pays extrêmement accueillant, surtout à l’égard des gens qui viennent de loin. Cela me semble essentiel.
TH : Migrateur, Marylinn Maurage. Comment avez-vous fait pour écrire ce roman ?
MM : …
TH : Vous aviez déjà une idée de publier…
MM : Il y a une lecture qui a déclenché l’écriture de ce roman, c’est Armistead Maupin, Les Chroniques de San Francisco .
TH : D’accord !
MM : Et notamment la jubilation qu’il y a dans le texte d’Armistead Maupin. J’avais envie d’écrire (bien sûr, depuis longtemps), mais surtout un texte drôle, jubilatoire, léger… un texte rapide, violent, parfois même un peu « trash », mais j’avais envie que cela soit jubilatoire.
TH : Et vous l’avez envoyé à plusieurs éditeurs ?
MM : Oui ! Bien sûr. À une trentaine d’éditeurs… C’est un texte qui a été fini en 2004. Ensuite, il a mis un an pour trouver un éditeur. Et voilà… Le 25 septembre 2006, il est né, officiellement.
TH : Grâce à l’Arganier…
MM : Grâce à l’Arganier…
TH : Qui ont eu, donc, cette bonne idée de le publier . Est-ce que ça vous donne envie de continuer, entre deux cours à l’école d’arts de Rennes ?
MM : Bien évidemment. J’ai des idées.
TH : Ça se passera en Bretagne encore ?
MM : C’est possible, mais pas exclusivement en Bretagne.
TH : Merci d’être passée, Marylinn Maurage. Migrateur, c’est un roman qui a été publié par l’Arganier. Merci beaucoup, Marylinn Maurage.
MM : Merci à vous.
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